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Du Sommet « Eau et climat. Les grands fleuves du monde en comparaison » le début de nouveaux pactes et alliances

Environnement
3 novembre 20174 min de lecture
Du Sommet « Eau et climat. Les grands fleuves du monde en comparaison » le début de nouveaux pactes et alliances

Le Sommet international « Eau et Climat. Les grands Fleuves du Monde en comparaison » s'est tenu à Rome du 23 au 25 octobre dernier, organisé par le Ministère de l'Environnement en collaboration avec l'UNECE (Commission économique pour l'Europe des Nations Unies), le RIOB/IMBO (Réseau international des organismes de bassin) et la GAWaC (Alliance mondiale pour l'eau et le climat).


 

Un rendez-vous qui a vu réunis pour la première fois, les responsables des bassins fluviaux les plus représentatifs de tous les continents avec l'objectif de favoriser l'échange d'expériences, d'informations et de savoir-faire sur la gestion durable de l'eau.

 

Le Sommet s'est conclu par la signature de deux documents, la « Déclaration de Rome », un pacte entre les gestionnaires des principaux fleuves et lacs du monde pour faire face ensemble aux effets du changement climatique sur les bassins hydriques, et l'Alliance entre les entreprises italiennes sur l'eau et le climat. De plus, l'engagement des pays les plus industrialisés pour aider l'Afrique est fort.

 

Lors de la journée de clôture du Sommet, le Président Mattarella a souligné combien la relation entre changement climatique et ressources en eau fait pleinement partie des questions nécessitant un engagement collectif :

“Un engagement qui, à partir du comportement des citoyens individuels, passe à travers toutes les composantes sociales et les institutions, pour aboutir à une collaboration indispensable au niveau international”.

“L'eau - a-t-il ajouté - constitue un droit fondamental et inaliénable pour chaque habitant de notre planète, un élément essentiel de la vie, connaturel à notre propre existence : la santé, la sécurité alimentaire dépendent de l'eau”.

 

Les trois résultats principaux du Sommet

  La « déclaration de Rome » : le document important signé par les gestionnaires des principaux fleuves et lacs du monde qui vise à mettre au centre du débat sur les changements climatiques la question des fleuves.  

L'alliance italienne pour l'eau et le climat : l'union des thématiques environnementales avec celles des industries. Dans laquelle les représentants de 37 entreprises et associations ont adhéré à l'initiative, conscients du rôle crucial qu'ils jouent également dans la gestion de l'eau et de l'impact que cette ressource a sur le changement climatique.

L'Alliance des entreprises et des associations, en accord avec le Ministère de l'Environnement de la Protection du Territoire et de la Mer et d'autres institutions centrales et locales, assurera la coordination entre les différentes réalités entrepreneuriales et industrielles favorisant le développement de lignes stratégiques et l'identification des outils appropriés pour favoriser l'adaptation.

À court terme, l'organisation d'une campagne de lancement de l'Alliance, la réalisation d'un site WEB dédié, l'organisation d'une campagne de lancement de l'Alliance et de sensibilisation sur les thèmes qu'elle propose, ainsi que la promotion d'événements périodiques thématiques dans les différentes régions du pays sont prévues.

 

Engagement envers l'Afrique : l'Italie s'est engagée à allouer 5 millions d'euros à un projet de suivi des deux fleuves africains Congo et Sénégal.

“Le Sommet de Rome - explique le ministre de l'Environnement Gian Luca Galletti - veut affirmer avec force l'engagement de l'Italie et de la grande majorité des gouvernements de la planète envers l'Afrique : le monde industrialisé a une profonde dette environnementale envers ce continent, qu'il est nécessaire de combler par le transfert de ressources, de connaissances et de technologies qui peuvent réduire la vulnérabilité de ces terres face aux changements climatiques. L'eau et son accessibilité, dont il est question dans ce Sommet, est, par exemple, l'une des grandes questions qui mènent à des phénomènes épiques comme les migrations. L'accord de Paris part justement de ce principe éthique et moral très fort, d'un saut de qualité dans la coopération internationale : créer à travers l'environnement de nouvelles conditions de croissance sociale et économique”.

   

Le prochain sommet sera en 2020, rendez-vous donné à tous les participants par le ministre de l'environnement Galletti : “Nous répéterons ce sommet – a-t-il affirmé - qui deviendra un rendez-vous important dans le calendrier des événements environnementaux internationaux”.

(Source : Ministère de l'Environnement et de la protection du territoire et de la mer)

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